Marseille : les travaux de Sampaoli

Écrit par B.Charier, le 15 octobre 2021 à 11:07.

Marseille : les travaux de Sampaoli

L’OM n’a pas goûté à la victoire depuis cinq matches. Surtout, après avoir fait parler la poudre et s’être distingué comme l’une des meilleures attaques d'Europe, Marseille est resté muet lors de trois de ces rencontres (Angers, Galatasaray, Lille). Inévitable loi des séries ou inquiétante adaptation tactique de ses adversaires ?

Le cœur du projet de Jorge Sampaoli se décline ainsi :

- capter la possession et s’installer dans le camp adverse grâce à une occupation de l’espace rationnelle (respect des cinq couloirs de jeu, densité à l’intérieur),
- déséquilibrer l’adversaire par les centraux, soit en profitant d’une supériorité numérique structurelle (trois contre deux) pour conduire, soit en attirant le pressing et en cassant le premier rideau par la passe,
- fixer à l’intérieur pour renverser sur les ailiers de percussion (Ünder-De la Fuente),
- rester bloc haut à la perte et contre-presser pour relancer une séquence de possession.

Même dans la victoire, l’OM éprouvait cependant déjà de grandes difficultés à se montrer résilient sur défense placée, à créer des décalages par l’axe et à trouver les joueurs idoines pour les postes non-traditionnels du 3-2-5/3-1-6, des défauts tous révélés au grand jour ces dernières semaines.

La relance anesthésiée

Quelques jours après avoir balayé facilement un Stade Rennais venu défendre un 0-0 dans un 4-4-2 rigide et sans idée, les Marseillais se déplaçaient à Angers avec une équipe remaniée, symbolisée par les premières titularisations d’Amavi et Caleta-Car dans la relance à trois. 

On peut penser que les premiers problèmes sont justement venus du turnover, du manque de confiance, d’automatismes, et même de talent dont cette équipe souffrait. Mais, à y regarder de plus près, on peut rétorquer que l’équipe-type a également été bousculée par l’animation défensive adverse.

Dans une opposition entre 3-2-5 et 5-3-2 : Angers avait compris qu’il pouvait payer cher ce surnombre à la relance parfaitement exploité par les centraux marseillais. Gérald Baticle a donc échafaudé une structure qui permettait de cadrer chaque joueur en fonction de la position du ballon.

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