Au menu ce week-end : L’échec danois et l’apport de Perisic

Écrit par C.Kuchly, le 3 décembre 2022 à 14:00.

Au menu ce week-end : L’échec danois et l’apport de Perisic

La belle surprise du dernier Euro est déjà de retour à la maison, alors que l’une des pièces maîtresses de la belle surprise du dernier Mondial est déjà en forme.

Danemark, autopsie d’une sortie de route

Il y a bien sûr ce match insipide face à la Tunisie, achevé sans but et à peu près aucune occasion en dehors d’une tête d’Andreas Cornelius sur le poteau à un mètre du but vide. Il y a évidemment cette défaite logique face à la France, avec là aussi un sentiment d’impuissance en dehors des coups de pied arrêtés. Mais ce n’est rien comparé à ce que le Danemark a vécu lors de la dernière journée : battu par l’Australie (0-1) alors qu’il jouait sa qualification, l’un des gros outsiders de la compétition est rentré à la maison. Sans avoir une seconde été en position de continuer l’aventure, lui qui a pourtant connu cette situation de quitte ou double. Il y a un an, perdre face à la Finlande (!) et la Belgique en entame n’avait pas empêché les Danois, vainqueurs 4-1 de la Russie lors de la dernière journée, de décrocher la deuxième place et d’aller jusqu’en demi-finale de l’Euro. Le drame évité par Christian Eriksen avait soudé l’équipe mais c’est par le jeu que les résultats avaient été décrochées, malgré l’absence du meilleur créateur.

Depuis revenu dans l’équipe et auteur de plusieurs performances de haut niveau ces derniers mois, le milieu de terrain est une machine à caviars. En trois matches, sa formation ne s’est pourtant créé que 2,89 Expected Goals, soit à peine plus que ce qu’elle a concédé face aux Bleus – et moins par exemple que l’Allemagne contre le Japon. Pire, quand on enlève les coups de pied arrêtés, ce total tombe à 1,26, autant que l’Allemagne entre la 89e minute et le coup de sifflet final face au Costa Rica (4-2). Plus stérile que maladroite, la formation de Kasper Hjulmand était pourtant devenue une référence dans la capacité à manœuvrer l’adversaire via des circuits de construction partant du gardien et des ajustements tactiques, en adaptant notamment la position d’Andreas Christensen. Un passé qui n’a servi à rien et rappelle qu’une Coupe du monde sans préparation ne permet sans doute pas d’aller aussi loin qu’espéré dans les concepts collectifs.

Face à l’Australie, adversaire valeureux mais dont les qualités défensives avaient été nuancées par la France (1-4), l’obligation de gagner devait produire un spectacle sympathique. Le onze aligné, disposé en 4-1-4-1 avec notamment une défense où figuraient deux latéraux offensifs (Rasmus Kristensen et l’habituel piston Joakim Maehle), allait d’ailleurs dans le sens d’une prise de risque. Dès l’entame, de nombreuses passes au sol mal dosées ont annihilé de potentiels décalages mais le nombre de joueurs devant le ballon donnait une indication positive. Et une approche est apparue clairement : la volonté de créer une supériorité numérique sur les côtés face au 4-4-2 adverse en rapprochant le latéral, l’ailier et le relayeur côté ballon pour s’ouvrir une position de centre au sol. Une stratégie qui a offert quelques munitions à l’adversaire en contre mais, dans un premier temps, plutôt fonctionné. L’objectif, avoir un homme libre dans le

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