Comment joue l'Australie ?

Écrit par T.Cousteix, le 21 novembre 2022 à 14:00. Mis à jour le 24 novembre 2022 à 11:53.

Comment joue l'Australie ?

Comme en 2018, l'équipe de France va rentrer dans sa CM en affrontant l'Australie. Orphelins de Cahill et Jedinak, qualifiés de justesse, les Socceroos sont en pleine reconstruction.

Malgré la retraite des figures de proue qui lui avaient permis de s’imposer comme l'une des meilleures sélections asiatiques (Mile Jedinak et Tim Cahill), l’Australie a décroché sa cinquième qualification d’affilée à la Coupe du monde. Mais rien ne fut facile.

Obligé de jongler avec de nombreuses restrictions sanitaires, le sélectionneur Graham Arnold n'a pas su donner de véritable continuité collective à son équipe, ni s’imposer face aux deux premiers de son groupe (Arabie Saoudite et Japon), laissant même des points contre la Chine et Oman. Contraints de passer par deux barrages, d'abord de la zone Asie contre les Émirats Arabes Unis (2-1) puis face au Pérou (0-0, 5-4 tab), les Socceroos ont cravaché pour en arriver là.

Une surface en garde rapprochée

Suite au départ de ses leaders, c’est en 4-4-2 que Graham Arnold et ses hommes sont partis à la recherche d’une formule pour se qualifier. Avec l’idée de protéger la surface coûte que coûte, l'équipe se base sur un bloc défensif court, qui ne laisse que très peu d’espaces entre les lignes. Les deux dernières se compriment et forment un filet qui permet de rapidement jaillir lorsque le ballon approche la zone de vérité, décourageant au passage le jeu intérieur.

L’équipe-type qui s’est dessinée sur les matchs à enjeu.

Le plan de jeu défensif se focalise donc sur la tenue de ce bloc compact et le contrôle des zones basses, des intentions adaptées au vivier australien et ses centraux peu mobiles. En fonction de la hauteur du ballon, l'ensemble s’organise différemment. Dans les zones médianes, c’est la ligne défensive qui avance pour se rapprocher des milieux de terrain.

La première et la dernière ligne du bloc médian australien ne sont distantes que d’une vingtaine de mètres.

Cette configuration responsabilise beaucoup le gardien de but, Mathew Ryan, et sa capacité à sortir de sa surface pour intercepter les ballons en profondeur et remporter des un-contre-un. Il a ainsi enregistré 2,87 interceptions (ajustées à la possession) par match lors des éliminatoires pour la Coupe du monde. 

Ce parti pris amène toutefois l’équipe à laisser des intervalles, surtout au moment de

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