#5 COVID-19 : le football a-t-il changé ?

Écrit par J.Assunção, le 6 février 2021 à 00:42. Mis à jour le 15 février 2021 à 01:40.

#5 COVID-19 : le football a-t-il changé ?

L’épidémie de Covid-19 a fortement impacté notre quotidien et le monde du foot n’est pas en reste. Calendriers chamboulés, absence de spectateurs, difficultés financières mais aussi nouvelles règles sur les remplacements : à quoi ressemble le football de l’ère post-Covid ?

Avant de rentrer dans le détail, présentation de l’outil statistique utilisé dans cet article : le z-score exprime l’écart par rapport à la moyenne, en déviation standard. Il permet de confronter des statistiques dont les valeurs n’ont pas le même ordre de grandeur et de repérer ainsi des tendances plus ou moins fortes. 

Des défenses moins agressives

Sur le plan défensif, le tableau est très clair : les équipes des cinq grands championnats réagissent de la même manière. On note une forte diminution des stratégies proactives (pressions, tacles), qui suivaient pourtant une pente ascendante lors des dernières saisons, favorisées par la généralisation du pressing à la perte. Ce phénomène n’épargne même pas les formations performantes dans le domaine avant l’arrêt des compétitions.

Sur le top 20 des équipes effectuant le plus de pressions lors de la première partie de la saison 2019-2020, toutes, sans exception, ont vu leurs performances chuter. Les Allemandes sont celles qui s’en sortent le mieux : cette saison, cinq formations du top 6 européen évoluent en Bundesliga (la sixième étant Leeds). De son côté, la Ligue 1 est le seul championnat où les tacles dans le tiers offensif et la hauteur de récupération sont en augmentation.

Ces résultats sont peut-être liés au temps d’arrêt entre les deux saisons. La Ligue 1 n’ayant pas repris pendant l’été, il s’est écoulé 166 jours entre la fin de l’exercice 2019-20 et le début du suivant (à titre de comparaison, il y avait eu 77 jours entre 2018-19 et 2019-20) contre 48 pour la Premier League (89 entre 2018-19 et 2019-20). La Bundesliga se situe entre les deux avec 83 jours de « vacances ».

Seule statistique en hausse, les interceptions peuvent justement être considérées comme les armes défensives des équipes plus patientes. À l’inverse des pressions

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