Les coups tactiques de l'Euro (1/2) : Dani Olmo, le 3-5-2 français et Andreas Christensen

Écrit par B.TC, le 16 juillet 2021 à 01:09.

Les coups tactiques de l'Euro (1/2) : Dani Olmo, le 3-5-2 français et Andreas Christensen

Très riche sur le plan tactique, l'Euro 2020 a été l'occasion de plusieurs "coups" qui méritent que l'on s'y attarde, qu'ils soient réussis ou ratés. Première partie.

Dani Olmo face à l’Italie

Problématique : gagner la possession en s'assurant un surnombre structurel au milieu tout en empêchant Chiellini de jouer des duels.

« La possession est l'une des questions majeures avant ce match. On est leaders concernant la possession de balle, mais c'est aussi une sélection qui peut faire usage du ballon. Ce sera la première bataille à gagner. Mais ils peuvent aussi jouer sans. Pour nous, c'est en tout cas très clair : on préférera l’avoir. » (Luis Enrique avant la rencontre contre l’Italie)

Face à une Squadra Azzurra habituée à contrôler le ballon, l’Espagne devait se montrer inventive pour casser le pressing italien, s’installer dans le camp adverse, et la forcer à défendre son but pendant de longues séquences.

Solution : titulariser Dani Olmo en faux 9. 

Les décrochages d’Olmo créent un 4 contre 3 en faveur de l'Espagne au milieu de terrain. Cette supériorité numérique casse le pressing italien en forçant Jorginho à choisir entre Pedri, qu’il marque initialement, et Olmo qui vient porter le surnombre dans sa zone. La qualité de relance de la charnière Laporte-Garcia permet dès lors de capitaliser sur ce déséquilibre structurel dès les sorties de balle.  

Évidemment, le risque de jouer sans véritable numéro 9 est de manquer de verticalité une fois le premier rideau cassé. Mais les appels de Ferran, Oyazarbal, Alba et les courses profondes de Koke sont là pour porter le danger dans la profondeur. Le plan était d’autant plus parfait qu’il réglait un autre souci : la supériorité de Chiellini dans les duels face à un attaquant classique. La manière dont il avait muselé Lukaku au tour précédent n’avait sans doute pas échappé à Luis Enrique. En choisissant Olmo, il sort la charnière italienne de sa zone de confort et l'oblige à des choix

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