Huit choses que l’on a aimées lors des quatre premières journées de Ligue 1

Écrit par J.Momont et R.Cosmidis, le 3 septembre 2021 à 13:42.

Huit choses que l’on a aimées lors des quatre premières journées de Ligue 1

Première trêve internationale, premier bilan en huit coups de cœur d’un début de saison exaltant dans le championnat de France.

Payet, faux 9, vrai meneur de jeu 

Pour ces quatre premières journées, Jorge Sampaoli n’avait ni arrière droit de métier, ni avant-centre (hormis le jeune Bamba Dieng). Pourtant, l’entraîneur argentin a trouvé la formule pour faire de l’OM une équipe emballante, renforcée par un mercato séduisant et exaltée offensivement par le talent d’un homme : Dimitri Payet. 

Placé un peu par défaut en pointe en l’absence d’Arkadiusz Milik, blessé, le meneur de jeu s’est approprié ce poste inédit avec ses qualités propres. Numéro 9 sur le papier, il a joué comme un 10 tel qu’il le définissait dans FourFourTwo en juillet 2016. “Pour moi, un bon numéro 10, un vrai numéro 10, est un joueur altruiste. Il faut être altruiste pour influencer le jeu dans ce rôle. Il faut aider à mettre des coéquipiers dans la meilleure situation possible pour marquer. C’est notre travail de faire le lien entre le milieu et l’attaque.” 

Alors, plutôt que d’attaquer la profondeur ou de jouer les renards des surfaces, Payet a décroché, apparaissant dans les intervalles, créant des surnombres dans l’entrejeu, identifiant les espaces libres dans le dos des milieux adverses, offrant des solutions de progression à l’intérieur. Ça tombe bien : l’animation marseillaise pose ses fondations dans l’axe pour libérer ensuite les flèches Ünder et De La Fuente dans les couloirs. La science du déplacement de l’international français dans ces zones de densité est un atout clé. “Se défaire de son défenseur est aussi une question de placement, poursuivait-il dans FourFourTwo. En se mettant derrière lui ou en le mettant à distance, c’est possible de le sortir du match en une passe ou avec un bon contrôle. Avec du mouvement, on peut se donner de l’espace pour jouer. Une partie du rôle de numéro 10 est de trouver des poches d’espace dans des zones dangereuses du terrain.” 

Au-delà même de l’impression visuelle, le bilan de l’expérience est on ne peut plus positif : trois buts, une passe décisive et le meilleur total d’actions menant à un tir jusqu’ici en Ligue 1 (25). Le retour de Milik, attendu pour la première quinzaine de septembre, pourrait toutefois rebattre les cartes. À l’alchimiste Jorge Sampaoli de trouver une nouvelle bonne formule. 

Amine Gouiri, l’attaquant total 

Le football professionnel donne parfois beaucoup plus de temps à certains joueurs qu’à d’autres. Après sa première saison très prometteuse à Nice, Amine Gouiri aurait pu être ciblé par la grande majorité des ogres européens. Que nenni. L’été est resté calme le concernant. Bonne nouvelle pour la Ligue 1, qui conserve un an de plus l’un de ses plus grands talents. 

Gouiri sait tout faire : il peut partir de l’aile gauche pour percuter, attaquer la profondeur, décrocher pour combiner avec ses partenaires, participer au pressing. L’arrivée de Christophe Galtier devrait mettre un peu plus en avant ses qualités. Placé dans un rôle d’ailier gauche avec Patrick Vieira, l’ex-Lyonnais est désormais associé à un partenaire en pointe (Dolberg généralement, Ndoye contre Bordeaux). “C’est la position que je préfère, neuf et demi, entre les lignes, confiait-il à L'Équipe le mois dernier. On joue à deux, ça m’aide d’avoir un point d’appui. Sur le côté, j’avais déjà cette obsession du but. Marquer, ça a toujours été mon truc, mais je n’étais pas frustré à gauche car j’étais souvent présent dans la surface. Là, je peux me renouveler en dézonant à droite, à gauche…” Après trois journées, il a déjà inscrit trois buts et

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