Les Likes de la L1, épisode 2

Écrit par R.Cosmidis, le 10 novembre 2021 à 19:39.

Les Likes de la L1, épisode 2

Qui dit trêve internationale dit point sur la Ligue 1. Au tiers du championnat, retour sur ce qui nous a plus ces dernières semaines.

Lovro Majer, vrai meneur de jeu

Pour sa première titularisation en Ligue 1, le 7 novembre face à Lyon, Lovro Majer a fait les choses en grand : 5 tirs tentés, 5 occasions créées, 2 dribbles et 2 tacles réussis. Pas de but ni de passe décisive au compteur mais la sensation qu’un joueur différent foulait la pelouse du Roazhon Park. 

Il y a quinze ans, les supporters bretons s’étaient enthousiasmés pour un droitier parti trop tôt du côté de l’AC Milan. À 20 ans, Yoann Gourcuff n’était pas prêt pour gratter du temps de jeu dans un club où Kaka atteignait alors son meilleur niveau. Depuis, Rennes a connu d’autres créateurs, de Julien Féret à Clément Grenier en passant par Yacine Brahimi ou Hatem Ben Arfa. Majer n’a pas l’explosivité des deux derniers, ce qui pouvait inquiéter quant à son adaptation en Ligue 1. Il a revanche affiché face à l’OL sa finesse pour résister à la pression, son sens de la temporisation, que ce soit dans le dribble ou la passe. Il stoppe le ballon avec la semelle, feinte du pied droit, flotte dans une autre direction, voit loin et joue vers l’avant.

Ses dernières passes sont souvent masquées, “cassantes”. Au dernier moment, son pied gauche s’ouvre ou se referme pour tromper la ligne défensive adverse. Lyon, en bloc bas en première période, n’a laissé que peu de profondeur aux attaquants de Bruno Genesio. Mais l’absence de pression sur le porteur a permis à Majer de lancer Laborde à plusieurs reprises, comme sur le but de Traoré, le Croate piquant le ballon par-dessus la défense des Gones. 

Les prochaines rencontres se révèleront plus difficiles pour le transfuge du Dinamo Zagreb. Brillant en prime time face à une équipe désorganisée, il sera désormais ciblé par des blocs plus rigoureux. Mais un pied pareil scintillera forcément. À l'entraîneur de donner du sens à la constellation rennaise. 

La renaissance de Wesley Saïd

Wesley Saïd a 26 ans. Il est même plus proche de ses 27 que de ses 26. Le temps est cruel, encore plus avec les footballeurs qui n’ont pas su quoi en faire ou se sont gravement blessés. Saïd, victime d’une rupture des ligaments croisés à l’été 2020, appartient aux deux catégories. Meilleur joueur de Dijon lors de la saison 2017/18 (9 buts, 2 passes décisives), celui qui avait connu les Bleuets en 2016 a enchaîné par trois saisons ratées, dont deux à Toulouse, club qui l’avait recruté contre huit millions d’euros. 

Alors qu’il n’avait plus inscrit un seul but depuis décembre 2019 avant de signer à Lens, Saïd en a déjà marqué quatre cette saison en seulement 346 minutes de jeu. Une tête en coupant au premier

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