Le 7+3 du PSG est-il viable ?

Écrit par J.Momont, le 25 novembre 2021 à 15:20. Mis à jour le 25 novembre 2021 à 17:26.

Le 7+3 du PSG est-il viable ?

La défaite du PSG sur la pelouse de Manchester City (2-1) interroge sur la compétitivité de son « 7+3 », qui décharge son trio offensif de tout effort défensif, au plus haut niveau européen.

Le chronomètre affiche quarante-deux minutes et vingt-et-une secondes. Après une bonne séquence de pressing haut, Paris a récupéré le ballon dans son camp et construit dans ses trente mètres. Mais le bloc de Manchester City est remonté et met la pression. L’étau se resserre sur Ander Herrera côté droit. L’Espagnol envoie une passe hasardeuse vers l’avant. Aucun de ses coéquipiers n’est dans un rayon de vingt mètres à la réception.

En suivant la trajectoire du ballon, le plan télévisuel s’oriente vers le rond central. Il dévoile Lionel Messi, Kylian Mbappé et Neymar, regroupés autour de la ligne médiane axe gauche, à l’opposé du jeu. Ils marchent tous les trois, complètement déconnectés de l’action vingt secondes après la récupération du ballon par leur équipe. Ils ne se replacent pas non plus pour empêcher l’adversaire de progresser. City peut, une énième fois, s’installer dans les trente mètres parisiens.

L’image a effaré tous les observateurs, surtout les chanceux placés en tribune, dont le champ de vision n’était pas restreint par l’angle de caméra. Eux pouvaient, à tout instant, mesurer l’ampleur du schisme sinon spatial, au moins mental, entre le trio offensif du PSG et le reste de l’équipe en phase défensive. Le constat n’est pas nouveau, mais il reste surprenant dans un match d’une telle envergure. Par le passé, Paris s’en est souvent tiré malgré tout, comme à l’aller (2-0). Mais jouer de la sorte donne trop d’importance à des facteurs aléatoires par nature (réalisme adverse, erreurs défensives, forme des individualités offensives…) pour maximiser les chances de l’emporter à long terme face aux collectifs les mieux rodés.

Difficultés sur la largeur

Mercredi soir, Mauricio Pochettino avait opté pour un 4-3-2-1 étroit en phase défensive, sorte de sapin de Noël bientôt de saison. Un cran plus bas que Kylian Mbappé, Lionel Messi et Neymar encadraient Rodri. Paris fermait les possibilités de jeu

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